jeudi 11 septembre 2008

La cas Erraji vs Yacoubi ! L'équité ou bien la perdition !

M. Erraji, jeune, issu d'une famille modeste, autodidacte, a publié un article dans un journal en ligne, qui a été interprété par les autorités comme non respectueux envers la personnalité sacrée du Roi. Jugé rapidement en première instance, M. Erraji risquait de passer les deux prochaines années de sa vie dans une prison !

M. Yacoubi, instruit, issu d'une famille noble et aisée, a tiré, froidement, une balle sur le pauvre policier qui voulait le verbaliser car il n'a pas respecté le code de la route en brulant le feu rouge ! L'état major de la sureté nationale s'est déplacé sur le lieu de "l'incident". En une heure, des preuves concernant "l'incapacité mentale" de M. Yacoubi ont été présentées au procureur du Roi qui a décidé de l'interner dans un hôpital spécialisé à Salé. Et, l'affaire suivra son cours normalement !

Nous sommes très loin des principes d'équité devant la justice énoncés par le prophète Sidna Mohamed (paix et bénédiction sur lui) dans le cas de la femme noble qui a volé :

D’après Aicha (qu'Allah soit satisfait d'elle),
les Qoraychites, attristés de la situation faite à la femme des Banû Makhzûm, qui avait volé, se demandèrent qui irait intercéder en sa faveur auprès de l'Envoyé d'Allah (pbAsl). - "Personne, se dirent-ils, n'osera tenter cette démarche, sinon 'Usâma ibn Zayd, le chéri de l'Envoyé d'Allah (pbAsl)". 'Usâma ayant entretenu l'Envoyé d'Allah de cette affaire, reçut cette réponse: l'Envoyé d'Allah (pbAsl) lui dit: "Comment oses-tu intercéder quand il s'agit d'une des pénalités criminelles édictées par Allah!". Puis, se levant, le Prophète prononça le discours suivant:

"O gens! Ce qu’a causé la perdition de ceux qui étaient avant vous, c'est quand un personnage éminent parmi eux volait, ils le laissaient tranquille, et quand un faible parmi eux volait, ils lui appliquaient la pénalité édictée par Allah. J'en jure par Dieu, s'il advenait que Fatima, la fille de l'Envoyé d'Allah, commît un vol, je lui couperais la main!".


حدثنا ‏ ‏قتيبة بن سعيد ‏ ‏حدثنا ‏ ‏ليث ‏ ‏ح ‏ ‏و حدثنا ‏ ‏محمد بن رمح ‏ ‏أخبرنا ‏ ‏الليث ‏ ‏عن ‏ ‏ابن شهاب ‏ ‏عن ‏ ‏عروة ‏ ‏عن ‏ ‏عائشة ‏
‏أن ‏ ‏قريشا ‏ ‏أهمهم شأن المرأة المخزومية التي سرقت فقالوا من يكلم فيها رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏فقالوا ومن يجترئ عليه إلا ‏ ‏أسامة ‏ ‏حب رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏فكلمه ‏ ‏أسامة ‏ ‏فقال رسول الله ‏ ‏صلى الله عليه وسلم ‏ ‏أتشفع ‏ ‏في ‏ ‏حد ‏ ‏من حدود الله ثم قام فاختطب فقال أيها الناس إنما أهلك الذين قبلكم أنهم كانوا إذا سرق فيهم ‏ ‏الشريف ‏ ‏تركوه وإذا سرق فيهم الضعيف أقاموا عليه ‏ ‏الحد ‏ ‏وايم الله لو أن ‏ ‏فاطمة بنت محمد ‏ ‏سرقت لقطعت يدها
‏وفي حديث ‏ ‏ابن رمح ‏ ‏إنما هلك الذين من قبلكم


1 commentaire:

Marie-Aude a dit…

En fait on n'a rien compris.

Le policier a bénéficié de la même clémence qu'Erraji. Parce que quand même, si il n'avait pas importuné un pauvre homme déjà stressé par les privations de Ramadan, en plus de sa triste condition de santé, rien de tout ça ne serait arrivé...

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Naji El Ali